Harajuku : l’épicentre du phénomène streetwear japonais

juillet 18, 2020 16 minutes de lecture

Harajuku : l’épicentre du phénomène streetwear japonais

Aller à Harajuku, c’est un voyage au bout du monde : au sens propre, et au sens figuré. Ce quartier tokyoïte est le carrefour de la mode japonaise, et un monde fantastique où l’expression artistique est épurée de dogmes modernes.

Tout ce qui figure sur cet article te mènera vers une seule et même conclusion : Harajuku est un endroit unique en son genre. On te laisse sans plus tarder découvrir cette merveilleuse ville japonaise.

Harajuku, une ville hors normes

Situé au beau milieu de la capitale du Japon, Harajuku est un vrai centre artistique. Sa réputation la devance : c’est une ville où la manière de s’habiller reflète les états d’âme des habitants. Un endroit où la tenue que l’on choisit n’est pas guidée par les contraintes sociales, mais plutôt par l’élan créatif que l’on ressent.

Harajuku, une ville hors normes

Où se trouve Harajuku ?

L’Archipel japonais prouve que la superficie d’un pays ne détermine pas l’impact qu’il peut avoir sur le monde. En quelques dizaines d’années, l’influence de la culture japonaise a frappé les quatre coins de la planète.

Il en est de même pour Harajuku, une microville au beau milieu de nulle part qui a propulsé le style japonais sur la scène internationale. Ce petit quartier tokyoïte se situe à Shibuya, l’un des arrondissements de la capitale.

Avant les années 60, les rues de Harajuku étaient méconnaissables. Très peu peuplée et pas assez développée, la ville était assimilée à la banlieue éloignée de Tokyo. Son aménagement commence quelque temps avant les Jeux olympiques de 1964 organisés au Japon. Mais la vraie renaissance de la ville a eu lieu quand c’est devenu le nouveau quartier de mode des années 90.

Pourquoi est-elle si connue ?

Si tu prévois d’aller au Japon un jour, Harajuku est un détour obligatoire. La ville a su garder sa position de capitale de mode moderne des années durant. C’est l’empreinte artistique de Tokyo, et l’origine même des tendances fashion japonaisesdécalées.

Aux yeux des amoureux de la mode, Harajuku représente le symbole d’une révolution. C’est un monde fantastique à part entière, un portail vers une réalité parallèle projetée dans le futur, où les tons sont plus gais et les rêves sont à portée de main.

Son côté atypique est en grande partie responsable de sa popularité. C’est le Japon avant-gardiste qu’on nous montre dans les documentaires et qu’on dépeint dans les films. Un tout petit quartier qui cache en underground un univers à part entière.

À Harajuku, on ne s’ennuie pas

Comme tu peux t’en douter, Harajuku est une ville riche en divertissements et en sites touristiques. Ce ne sont pas les activités qui y manquent, alors si tu comptes t’y rendre, prépare-toi à avoir un agenda chargé !

Voici les 7 bons plans qu’il ne faut surtout pas rater à Harajuku :

  1. Rue Takeshita : rien de tel pour admirer la diversité des styles de Harajuku dans toute sa splendeur ! Magasins de mode vintage, streetwear et haute couture: c’est le carrefour des tendances fashion.
  2. Les Purikura : au japon, tout est poussé aux limites de l’imaginable, y compris les photomatons. Dispersées un peu partout, ces petites salles qui ne payent pas de mine te donnent la possibilité de prendre des photos déjantées et de les éditer instantanément aux tons de Harajuku. Leurs Filtres kawaii rejoignent leurs effets spéciaux hors du commun pour créer le parfait souvenir de ton séjour.
  3. Le Kawaii Monster Café : les japonais sont connus pour leurs cafés-restaurants à thème, et celui-ci n’est pas des moindres. Tout est dans le thème kawaii : la bouffe, la déco et même le personnel qui y travaille ! Bien dosé en couleurs et en références cultes, tu auras l’impression de te réveiller d’un doux rêve fantastique après en être sorti, l’objectif même de son créateur Sebastian Masuda.
  4. L’avenue Omotesando : un petit chef d’œuvre architectural qu’on compare encore aux champs Élysées. Son centre commercial en est le monument le plus caractéristique avec, à l’entrée, une illusion d’optique kaléidoscopique à couper le souffle.
  5. Le pont d’Harajuku : sobre et imposant, ce lieu prend vie lors des évènements cosplay. Animés par l’âme des cosplayers de tout genre, les festivals et défilés qui y sont organisés sont une expérience unique au monde.
  6. Daison 100 yens : tu te demandais où on pouvait trouver tous les items japonais super originaux pour pas cher ? Une seule adresse, les magasins Daison qui refilent les meilleurs objets souvenirs pour moins de 100 Yen. Figurines de personnages fictifs, jouets kawaii, petits bidules qu’on s’arrache à la caisse sans trop savoir à quoi ça sert : tout y est !
  7. Le sanctuaire Meiji : contrastant avec toute l’effervescence qui y siège, c’est un havre de paix et monument historique marquant du Japon moderne. C’est l’un des temples d’empereur les plus anciens, les plus connus et les plus somptueux. Il vaut vraiment le détour !

 

La mode, le cœur battant de Harajuku

À Harajuku, tout pivote autour de la mode. Si le mode de vie y est si extravagant, c’est avant tout parce que ses habitants font de leur tenue le reflet de leur personnalité. Chacun a son style, mais tous partagent une passion commune : s’habiller au gré de leurs envies.

style harajuku

Qui eût cru que donner libre cours à son imagination porterait si bien ses fruits ! La force de la foule a réussi à inverser la balance. À Harajuku, c’est le style de la rue qui dicte aux magasins de mode ses besoins, contrairement au monde occidental où ces derniers imposent leurs goûts.

Comment sont-ils arrivés là ? On remonte la rivière à la source pour comprendre la splendeur de Harajuku fashion.

L’origine de la mode à Harajuku

Aux frontières entre l’imaginaire et la réalité, les styles osés de Harajuku ne manquent pas de créativité. On rembobine l’histoire pour revenir au moment où tout cela à commencé : les artistes de rue des années 80.

Le long de Omotesando, la rue principale de la ville, on venait tout juste d’inaugurer des cafés et des magasins de mode haut de gamme. Très en vogue, on a vite pris la décision de fermer l’accès aux voitures le dimanche.

Il en faut si peu pour encourager les jeunes de Harajuku à sortir défiler le long de l’allée chaque semaine. C’était un lieu de rendez-vous pour les passionnés de mode qui se donnaient à cœur joie à leur hobby préféré.

Ayant la liberté d’expression artistique la plus absolue, ces rencontres hebdomadaires étaient un festival où on arborait fièrement ses plus belles créations. Hélas, les défilés de Harajuku se sont éteints dans les années 90. Depuis, on retrouve de moins d’artistes de rue indépendants, mais juste assez pour garder l’effet de choc culturelauprès des touristes.

Histoire et évolution de la mode à Harajuku

Les rassemblements de mode suspendus, l’identité d’Harajuku n’en est pas pour autant perdue. De nouveaux courants de mode y naissent toujours comme des champignons pendant des décennies à venir.

Au début des années 90, le streetwear japonais d’ura-harajukuprend son envole. Enraciné dans les quartiers marginaux de Tokyo, ça devient une tendance planétaire qui domine l’industrie de la mode à ce jour.

Plus que de simples tenues, s’habiller à Harajuku prend une dimension spirituelle. C’est un état d’âme, une façon d’être qu’on acquiert naturellement. Des salons de coiffure et de mode où on peut passer des heures à se préparer voient le jour.

À Harajuku, on s’attache à cet aspect du quotidien qui a une réelle valeur émotionnelle. Cela renforce le sens de l’appartenance, et crée une vraie communauté artistique japonaise.

Aussi bizarre que cela puisse sembler, à Harajuku, c’est devenu une normalité de se teindre les cheveux rose fuchsia, de s’habiller comme son anime préféré et de porter des accessoires extravagants. On vit dans une bulle où la créativité des tendances de mode n’a plus aucune limite.

Les caractéristiques des styles vestimentaires à Harajuku

Tu ne comprends toujours pas pourquoi tout le monde est emballé par la mode à Harajuku ?  Disons qu’ils ont ce petit plus qui les rend carrément irrésistibles. Le charme des styles vestimentaires de Harajukuest indescriptible.

S’il devait se résumer en un mot, ce serait créativité. Avec un visuel fort, leurs tenues contrastent des structures géométriques et des couleurs audacieuses à une esthétique soignée et un rendu « cute ».

Même si on a une idée du style caricatural de Harajuku, on ne pourra jamais le cerner. Sa force réside en la diversité des looks qu’on y trouve. Crois-nous sur parole, marcher dans les rues de Harajuku, et avoir la chance d’apprécier la mosaïque qui en résulte, c’est vraiment quelque chose.

La règle est de ne pas avoir de règle ! C’est une zone neutre où pratiquement tout est permis.

Les sous-cultures de Harajuku

Harajuku, c’est un écosystème à part entière. Ce qui lui vaut cette réputation planétaire : c’est sa diversité. Là-bas, le cadre du conventionnel ne veut plus dire grand-chose. En effet, plus aucune limite n’entrave l’esprit de créativité brut de ses prodiges avant-gardistes.

Harajuku, c’est la ville où confluent tous les styles vestimentaires imaginables. Leur diversité fait tout leur charme. Quels que soient tes goûts, à Harajuku tu es certain de trouver des esprits aussi créatifs que toi.

Prêts à découvrir les styles et les mouvements emblématiques qui ont marqué le monde entier ? Voici un petit guide pour t’aider à trouver ta voie dans les sous-cultures de Harajuku !

1. Lolita

Lolita est l’une des plus grandes sous-cultures du Japon aujourd’hui. Cette mode japonaise emblématique a vu le jour ; oui tu l’as deviné, à Harajuku. Ayant comme inspiration le style classique victorien et édouardien, tu dois sans aucun doute avoir déjà vu auparavant ces femmes vêtues de robes en dentelle aux teintes rosées !

Style lolita harajuku

En effet, ces jeunes femmes ressemblant à de véritables poupées grand format ne passent pas inaperçues. Le meilleur endroit pour rencontrer ce style ultra girly est à Harajuku !

Bien que la culture Lolita n’a rien de nouveau, le mouvement ne sera officiellement reconnu qu’en 1987. Aujourd’hui cette mode ne cesse d’évoluer et de grandir. De nombreuses sous-classes ont ensuite vu le jour, comme le Goth lolita ou le Sweet lolita.

 

2. Visual Kei

Qui dit Visual Kei, dit culture japonaise par excellence. En effet, ce mouvement est tellement influent au Japon qu’on peut dire sans retenue que c’est la source d’une grande partie de la mode nipponne contemporaine.

Visual Kei tenshi

Avec une montée en puissance des groupes de glam rock dans les années 80, ce style s’impose sur la scène de la mode. Mélangeant plusieurs idéologies de heavy métal et de punk, il transcende toutes les normes pour mélanger musique et mode.

C’est la raison pour laquelle on va souvent te dire que le Visual Kei est le mouvement japonais le plus complet. En effet, il contient tellement de sous-styles qu’on pourrait lui dédier un article complet. Aujourd’hui encore, il sert de point de départ à de nombreuses autres sous-cultures nipponnes contemporaines.

En bref, cette culture se définit par des maquillages et des coiffures très exagérés, le tout complété par une fine touche gothique. À partir des années 2000, ce mouvement se renouvelle par le Neo-Visual Kei, en incorporant des costumes de théâtre. Cette culture ne compte pas disparaître d’aussi tôt !

Pour te donner un exemple à quel point le Visual Kei est emblématique, la mode Lolita, par exemple, est une dérivation du ton gothique et aristocratique de ce mouvement.

 

3. Rockabilly

Le style rock’n’roll des années 50’ te manque ? Eh bien, c’est ton coup de bol, car les rockabillys japonais l’ont fait revivre ! Bien que c’est loin d’être une invention japonaise, les passionnés de la mode japonaise l’ont adopté et transformé d’une façon spectaculaire.

En effet, il y a environ 35 ans, le style Rockabilly a frappé de plein fouet Harajuku, nation de la mode. Tout comme le Visual Kei, cette sous-culture croise un style bad-boy unique avec la culture rock américaine des années 50’.

style Rockabilly

Si tu vas au Japon, tu ne pourras pas rater un Rockabilly quand il passera. Veste en cuir, jean bleu de denim et une coiffure à la Elvis Presley, on ne plaisante pas quand on te dit qu’ils sont faciles à repérer !

Si tu es de passage un week-end à Harajuku, pense bien à faire un tour au parc Yoyogi. Tu es presque certain de trouver un groupe de danseurs Rockabilly. Ils se produisent presque tous les week-ends de l’année. C’est un spectacle à ne pas manquer pour les amoureux de la bonne vieille musique rock.

Encore une fois, les Rockabillys nous montrent que la mode ne se limite pas aux vêtements. C’est une façon de penser et un mode de vie !

Bien que, comme de nombreux styles de mode, sa popularité ait diminué au cours des dernières décennies, tu en trouveras encore quelques-uns consacrés à maintenir la tradition vivante ici à Harajuku.

 

4. Mori Kei ou Mori Gal

Es-tu un amoureux de la nature et du grand air ? Tu es un passionné par les petits coins tranquilles ? Si c’est le cas, alors le Mori Kei est la sous-culture japonaise qui va te compléter !

Contrairement aux autres sous-cultures de notre liste, le Mori Gal est bien plus complexe à définir. Il s’agit d’une culture assez moderne qui a connu son envol en 2007, quand une certaine Choco pose ses bases.

Pour faire simple, « Mori » veut dire « forêt ». Tout dans ce style se dit en harmonie avec la nature. Plus qu’un simple mouvement, c’est une véritable façon de voir la vie et le monde.

Ainsi, la base du style Mori Kei est des vêtements vintage aux couleurs fleuries et verdoyantes. Dis comme ça, ça peut sembler qu’il s’agit d’un style uniquement féminin. Détrompe-toi, toute l’esthétique est très neutre. Tu dois tout de même savoir que le Mori Gal est superposé au Mori Girl.

 

5. Street Kei

S’inspirant grandement du streetwear américain, le Street Kei est l’expression japonaise ultime de la mode urbaine. C’est un classique indémodable du style nippon !

Le Street Kei ne diffère pas trop du streetwear classique avec les baskets, les pantalons hip-hop et les accessoires. La seule distinction de cette sous-culture est sa touche japonaise unique.

Tu dois bien le savoir maintenant, au Japon on est très soucieux du détail ! alliée au souci du détail japonais. C’est pour cette raison que le fondement du mouvement Street Kein sont les sneakers de grands créateurs et designers.

Si tu as l’œil assez attentif lorsque tu fais la queue pour acheter les dernières nouveautés de Supreme ou comme des Garçons, tu pourras bien reconnaître un Street Kei. En effet, les amoureux de cette sous-culture ont beaucoup de ressemblance aux hyperbeast US.

 

6. Fairy Kei

Oui, le fairy dans Fairy Kei est pour féérique, et ça résume parfaitement l’essence de ce style. Rose et bleu pastel, tutus et animaux en peluche : c’est le paradis des passionnés de contes de fées.

Ce style fantaisiste est tout bonnement magique ! C’est peut-être le seul look sur lequel tu pourras porter des accessoires licornes ou chatons, une possibilité à ne pas négliger.

 

7. Cosplay

Impossible de passer son chemin à Harajuku sans croiser les fameux cosplayers. Ces amoureux des animations japonaisesde tout genre incarnent le rôle de leurs personnages favoris à la perfection.

Cosplay harajuku

N’ose pas les comparer aux fans de cosplay français, parce que le choix est vite fait. La compétition n’est pas au même niveau : leurs costumes sont super bien faits, et les finitions méga réalistes. Le tout, sans oublier la touche Harajuku qui donne vie aux cosplays japonais.

Mention honorifique : Gyaru —Yamamba —Kigurumi —Kireime Kei

Les subcultures Harajuku sont beaucoup trop nombreuses pour tout aborder à la fois. On a détaillé le plus gros, mais de nombreux autres styles moins populaires méritent qu’on attire l’attention dessus. On cite :

  • Gyaru : pour les california girls wannabe Un teint bronzé été comme hiver, des cheveux blonds, et des shorts en jean super courts, c’est un style assez bizarre, mais plutôt original au Japon.
  • Yamamba : à ne pas confondre avec le look précédent ! Sur ce coup, les couleurs flashy sont de mise, et les jeunes filles utilisent plutôt un maquillage blanc pour les lèvres et les yeux. Cette différence revient au fait que le style soit inspiré par une sorcière de la culture japonaise, Yama-Uba.
  • Kigurumi : ce ne sont ni des fury ni des cosplays, mais un style entre les deux. Tu te souviens quand tu avais un pyjama en forme d’animalà 5 ans ? Et bien on en a fait toute une mode. Leurs tenues sont plutôt craquantes et hyper confortables. Que demander de plus ? Tu pourras enfin concrétiser ton rêve de sortir en pyjama.
  • Kireime Kei : aussi improbable que cela puisse sembler, Harajuku réserve encore assez d’espace pour accueillir un style classique. Assez traditionnel et très ordonné, il contraste avec les looks over-the-top habituels. À Harajuku, toutes les tendances sont les bienvenues !

Cette diversité, qui relie les opposés, et qui complète les sous-cultures de Harajuku, est ce qui fait tout son charme.

 

La naissance du Streetwear japonais à Harajuku

Harajuku, c’est aussi là où le streetwear japonais a fait ses tout débuts. Ça pourrait t’étonner d’apprendre que BAPE, Undercover et Neighborhood ont tous vu le jour dans les petites ruelles de ura-harajuku.

Plus moderne et plus travaillé que les autres styles japonais du moment, c’est la vedette des années 90. Leur côté terre-à-terre et lo-fi apaise le côté sobre qu’on connaît aux asiatique. Très inspiré de l’occident, mais fidèle aux valeurs et concepts de Harajuku, c’est le nouveau favori des jeunes.

Ce qui est aujourd’hui un succès international n’était qu’un petit magasin d’impression de T-shirt personnalisé. Les modestes débuts du streetwear de Harajuku ont été sauvés grâce à la touche d’originalité et le grand travail de création qu’il y avait derrière. C’est la gracieuse esthétique et ses origines urbaines pures qui l’ont aidé à s’imposer dans l’industrie de la mode.

Moderne, créatif et sensationnel : c’est le style le plus populaire du nouveau Harajuku.

 

Harajuku, home of designers

Sans les designers de renoms, les plus beaux styles n’auraient jamais vu le jour. Et des designers de mode, faut dire qu’il y en a un paquet à Harajuku. Leur signature est la fierté de la mode japonaise, c’est tout de même un sacré exploit !

Kenzo Takada

Dans le subconscient collectif, Kenzo Takada sera connu à jamais comme étant le visionnaire de la marque de mode internationale Kenzo. Maniant à la perfection les couleurs flashy, et les couplant à des motifs de jungle inspirés de ses innombrables voyages, il a su choisir le ticket gagnant.

Ses designs sont fortement inspirés de l’esprit de Harajuku. Après son arrivée en France en 1965, il est devenu le premier designer japonais à se faire un nom sur la scène de la mode parisienne. Vêtements, parfums et accessoires : il touche vraiment à tout !

 

Kensai Yamamoto

Kansai Yamamoto est célèbre pour avoir créé les costumes de scène du chanteur David Bowie, incarnant son alter ego Ziggy Stardust, début des années 70. De là, il a enchaîné succès après succès.

Après un bon départ à la London Fashion Week de 1971, il est devenu populaire dans le monde entier. Ce designer japonais a collaboré avec d’éminentes figures de la culture populaire, notamment Elton John, Stevie Wonder et Lady Gaga.

De nos jours, il squatte Harajuku de temps à autre. Pas besoin de préciser qu’il y est accueilli comme une vedette.

 

Nigo

Nigo est le créateur de la marque de streetwear pour hommes Bathing Ape (BAPE). Portée par de nombreux rappeurs et chanteurs de hip-hop, tels que Kanye West et The Notorious B.I.G, c’est l’une des marques urbaines japonaises les plus populaires. Pourtant, ils ont eu des débuts timides à ura-harajuku, il y a quelques années de cela.

La marque se caractérise par la récurrence du fameux gorille comme logo et motif. Leurs créations les plus célèbres sont les hoodies à texture de camouflage et les sneakers baptisés les BAPESTA.

En 2014 ; Nigo quitte BAPEpour diriger les marques de streetwear Ice Creamet Billionaire Boys Club avec le chanteur, rappeur, producteur et styliste Pharrell Williams.

 

Hanae Mori

Hanae Mori est une créatrice multirécompensée qui est, de surcroît, l’une des premières femmes à poursuivre une carrière de mode au Japon. Elle détient aussi la primauté au niveau international pour avoir été la 2e femme à participer aux défilés de mode de Paris et New York.

Après avoir fait carrière en tant que couturière de costumes de films japonais, elle s’engage dans la haute couture. Qu’est ce qui l’a motivée à faire le pas ? Une visite au magasin de Coco Chanel à Paris. Oui rien que ça, et ça a carrément bouleversé sa perception des choses. 

Sa marque de fabrique est des fleurs et symboles japonais revisités par des styles et techniques occidentales. Elle est aussi reconnue pour avoir désigné les costumes de la comédie musicaleEvita et l’Opéra Madame Butterfly.

Tu te demandes où tu pourrais trouver ses créations ? Ça tombe bien, elle a toute une chaîne de magasins à Harajuku si tu veux y jeter un coup d’œil.

 

S’habiller à la Harajuku

On arrive au moment que tu attendais avec impatience : le guide pour former des tenues à la Harajuku ! Ce qui est bien, c’est que tout le monde peut s’inspirer des styles de Harajuku. Il suffit de ne pas trop se prendre la tête, mais surtout, de s’amuser et de relâcher l’enfant enfoui en toi.

Nos conseils pour réussir ton look Harajuku sont :

  • D’avoir une palette riche en couleurs, plus c’est flashy, mieux c’est ;
  • De mettre 2 - 3 accessoires japonais, histoire de bien dégager le vibe harajuku ;
  • De porter autant d’accessoires customisés que possible, pour donner ta propre empreinte ;
  • Et le plus important, de laisser libre cours à ton imagination, et de suivre ton instinct !

Pour un style hybride streetwear Harajuku, n’hésite pas à utiliser les astuces qu’on t’a données. Tu sais, beaucoup d’oversize, de layering et d’athleisure. Ça peut donner des résultats fascinants, alors donne-toi à cœur joie.

À la recherche de nouveaux items qui pourraient t’aider à construire ce style ? On pourrait avoir un ou deux modèles qui pourraient t’intéresser sur notre collection streetwear Tenshi.

Pour le footwear, rien de tel que les Nike Air Force 1. On a deux modèles personnalisés, la Nike Air Force 1 « Orange Cartoon », et la Nike Air Force 1 DBZ qui iraient à merveille pour un style inspiré de Harajuku.

Pour le haut, notre T-shirt SHARI en jaune ou en vert ferait un très bon choix. Une alternative serait notre Hoodie OKASHI ou notre Hoodie MISHIMA, le tout couplé à un bas comme notre Pantalon Jogging REVIVALISM, ou carrément un pantalon réfléchissant REFLEKTIV.

N’hésite pas à consulter notre site si tu es en manque d’inspiration. De nouveaux arrivages de Streetwear japonais seront disponibles très bientôt.

 

Le style de Harajuku est-il voué à disparaître ?

La folle passion de Harajuku s’éteint-elle à petit feu ? Ce qui était pourtant inconcevable est une vraie menace. Pour certains, le niveau d’énergie de la ville ne cesse de décroitre. On ne voit plus la créativité d’antan, et Harajuku perd peu à peu son essence.

Ces rumeurs sont-elles fondées ? Disons que les avis divergent.

Harajuku, le quartier qui a bercé les tendances les plus excentriques, n’est pas à l’abri du mainstream. Avec la mondialisation, les magasins de fast fashion ont envahi ce havre de paix que les mouvements artistiques les plus osés ont pris comme refuge. Résultat, le côté insolite a régressé comparé aux débuts indomptables de la mode de Harajuku.

L’autre facteur qui a compromis l’originalité de Harajuku, c’est l’afflux monstre de touristes. Peu à peu, les boutiques souvenirs se sont installées à chaque coin de rue. Avec leurs prix ultras bon marché, ça a donné un vrai coup aux designers indépendants qui voulaient se frayer un chemin.

De leur côté, les amoureux de Harajuku ne perdent pas espoir. La mode est avant tout un phénomène en constante évolution. Espérer garder l’ancien Harajuku à jamais, c’est freiner son libre cours artistique. Certes, les couleurs sont délavées et c’est moins inspiré de la culture anime, mais ce n’est pas moins impressionnant qu’avant.

Il y a eu une vague de sobriété qui a apporté de la valeur ajoutée à Harajuku, sans lui aspirer son âme. Autant apprécier la renaissance et les nouveaux formats de mode, et encourager les nouveaux talents qui prennent le flambeau à un tout autre niveau.

Et puis ce n’est pas pour se la ramener, mais Harajuku Fashion a été classé 5e recherche Google de mode la plus populaire en 2019. Pas mal pour une mode en extinction, pas vrai ?

Crédit photo : @tokyofashion


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