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Noragi Streetwear & Techwear

En savoir plus sur la veste noragi

Le streetwear japonais regorge de nombreux vêtements intéressant à porter. C’est le cas de la veste noragi, une pièce qui prend de plus en plus d’ampleur au sein du vestiaire masculin.

L’histoire parallèle entre le Noragi et le kimono

La mode japonaise s’inspire du glorieux passé du pays. Ainsi, dans les rues des villes et dans les campagnes, les habitants s’habillent de kimonos. Ce vêtement a suscité l’attrait des autres cultures, qui voyaient en lui un symbole de force et de puissance. En effet, en France par exemple, le kimono est associé à la pratique du judo ou encore du karaté. Les plus sportifs ont l’image des combats de Teddy Riner avec une tenue blanche ou bleue.

teddy riner en kimono bleu

Le terme de kimono est donc principalement utilisé pour désigner une tenue de combat sportive. Si ceci n’est pas faux, l’origine du kimono n’est pas celle-ci. Avant que le monde de l’Occident ne vienne influencer la culture japonaise, cette tenue se rapportait à tout type de vêtement. La traduction du mot, par « kiru » et « mono », désigne d’ailleurs le « vêtement que l’on porte sur soi ».

Le kimono possède une forme en T, avec de grands rectangles, soit cousus soit pliés. Il est porté à la fois par les hommes et par les femmes. Aujourd’hui, les japonais le portent pour des cérémonies officielles comme des mariages ou enterrements. C’est un vêtement extrêmement codifié qui désignait par plusieurs caractéristiques une certaine classe sociale. Ainsi, la matière, la couleur ou encore les motifs se rapportaient également à l’âge ou encore la situation maritale.

kimonos japonais portés par des femmes

De nombreuses variantes existent et toutes portent un nom différent. On trouve par exemple le furisode, qui n’est rien d’autre que le kimono féminin. Il est reconnaissable grâce à ses longues manches qui touchent presque le sol. Les femmes japonaises l’utilisent notamment lors de la cérémonie du seijin shiki, dans laquelle on célèbre le passage à l’âge adulte des jeunes japonaises.

Le kimono provient de l’influence chinoise et coréenne. En effet, lors de la période Asuka, entre le 6ème et le 7ème siècle, le bouddhisme s’invite sur les iles japonaises. A cette époque les japonais vont revisiter le vêtement traditionnel chinois, le hanfu, présent lors de l’époque Tang. D’autres savoir-faire font d’ailleurs leur entrée sur l’archipel du Japon. La métallurgie et même l’écriture arrivent alors au pays.

Avec la période Nara, au 8ème siècle, le kimono va finalement gagner en popularité auprès des habitants. Le vêtement possède alors des manches courtes et larges, que les fameux samouraïs porteront. Dans le passé, le kimono prenait le nom de kosode et verra sa forme se rallonger. Son aspect évoluera également, notamment en raison des crises économiques et sociales qui ont eu lieu. C’est le cas par exemple des lois somptuaires, sous l’ère Edo, qui limitent l’accès aux matières précieuses.

L’ère Meiji, de 1867 à 1912, va signifier le recul du kimono. En effet, des lois viennent modifier les tenues des fonctionnaires du pays, qui s’habillent alors de pantalons et vestes à revers. Yosoka est le nom de cette transition vestimentaire de la fin du 19ème siècle.

L’histoire du kimono permet finalement de mieux comprendre celle de la veste Noragi, qui est moins connue que son homologue sportif. Si le kimono et la veste noragi possèdent une histoire parallèle, c’est parce que ces deux vêtements ont été tous les deux peu à peu laissés sur le côté avec l’influence occidentale, avant de revenir sur le devant de la scène.

 

Un vêtement ancien et symbole de la campagne japonaise

la veste noragi

La veste noragi parait à première vue comme une sorte de cardigan à la japonaise. Mais c’est bien plus que cela. Nous le verrons par la suite, c’est un vêtement symbole du milieu rural au Japon.

En reprenant l’étymologie, le nom noragi provient de « nora », pour champs et « gi » pour uniforme ; ce qui correspond finalement à l’uniforme des champs. En allant plus loin, on peut le décomposer selon plusieurs kanjis :

  • 野: le premier qui signifie plaine ou champs.
  • 良: le second qui se rapporte à l’agréable et au bon.
  • 着: le troisième qui signifie porter.

 

Si le mot est traduit littéralement, on en vient finalement à « bon pour être porté dans les champs ». Plus globalement le nom noragi se réfère à l’ensemble des vêtements portés par la classe rurale japonaise ainsi que les plus modestes.

En plus de vestes et de kimonos, il y avait également des pantalons ou encore des chaussettes. Le tout était à l’époque tissé à la main par les femmes japonaises. Elles filaient alors le chanvre et le lin pour le tisser ensuite. Ce savoir se transmettait de mère en fille et suivait les générations jusqu’à l’arrivée des roues à tisser et autres appareils.

En matière de teinture, l’indigo était préféré car elle était disponible sur place et permettait de maintenir le tissage. Dans un Japon plus lointain, les pauvres ne pouvaient pas non plus arborer de couleurs trop voyantes. Enfin, l’intérêt de l’indigo était de présenter des propriétés anti-moustique.

Le coton a ensuite été importé de Chine pour être cultivé dans le Sud-Ouest de l’archipel, ce qui a donné lieu à de nouvelles productions de noragi. Le chanvre est finalement peu à peu remplacé alors que les procédés se mécanisent de plus en plus. Le commerce est alors florissant et les marchands, comme certains artisans, s’enrichissent.

Malheureusement, au Japon, le rang social est très important. Ainsi, lorsqu’un japonais faisait partie d’une classe sociale plus élevée, il fallait le montrer. Pendant 265 ans, le gouvernement militaire Tokugawa a appliqué une politique isolationniste. C’est le shogunat qui est alors en place. Pour garder un certain équilibre entre les classes, les lois somptuaires sont instaurées. La classe paysanne est paradoxalement celle qui subit de nombreuses interdictions. Même les règles vestimentaires sont régies par le gouvernement. Certains matériaux et motifs étaient interdits pour certaines classes.

Si les samouraïs et l’ensemble de l’élite culturelle japonaise pouvaient porter de la soie, la classe paysanne devait simplement porter des noragi, qui étaient alors recousues en sashiko afin d’avoir une longue durée de vie. Comme le kimono, il y aura un certain renouvellement du vestiaire japonais sous l’influence occidentale dès la fin du 19ème siècle. Du côté de la noragi, dans les campagnes japonaises, on la porte au moins jusqu’à l’après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

Du travail à la mode

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, malgré la propagande anti-américaine dans le cadre de la guerre, de nombreux japonais en sont venus à admirer la prospérité et la force des Etats-Unis. Le goût pour les costumes américains et autres pièces de mode est finalement arrivé. La veste noragi a finalement commencé à être désuète. Même dans les campagnes, là où elle semblait encore avoir un avenir, les paysans l’ont peu à peu mis de côté.

La reconstruction et le renouveau économique japonais a accompagné le développement du style occidental, et notamment américain à travers tout le pays. De plus, les évolutions technologiques ont poussé la veste noragi à se ranger sur le côté. De nouvelles matières et de nouvelles techniques de production sont arrivées, améliorant encore le développement de vêtements occidentaux en tout genre.

Comme nous l’avons vu, la veste noragi était avant tout un vêtement utilisé par les classes paysannes japonaises. Ainsi, son design et sa conception étaient avant tout pensés pour être une pièce workwear, utile et agréable.

Si le col présente le design du kimono, les manches sont plus courtes et étroites. Sur de nombreux modèles, on retrouve au niveau de l’emmanchure un soufflet en triangle alors que les pans sont quant à eux droits. Tissés au départ à la main et complétés par d’autres morceaux pour prolonger la durée de vie, les vestes noragi ont peu à peu servi à la création d’un autre style particulièrement intéressant : le patchwork boro ou sashiko.

patchwrok sashiko

Comme la mode est une histoire de cycle, il fallait bien que la veste noragi revienne sur le devant de la scène. Dernièrement, les créateurs japonais s’en sont emparés pour créer un vêtement streetwear de haute facture. Si ce type de vêtement était auparavant considéré comme un symbole de la classe paysanne japonaise pauvre, le noragi évoque désormais l’aspect positif de la chose. Le travail et la persévérance sont désormais mis à l’honneur dans des pièces aux motifs bien construits.

 

Les variantes liées à la veste noragi

Plusieurs autres tenues ont pris le noragi comme une source d’inspiration. C’est le cas tout d’abord du patchwork boro.

Le boro fait référence aux vêtements issus de morceaux de tissus assemblés ensemble sous la technique du patchwork. On trouve aussi des réalisations de draps ainsi que d’accessoires. Ce type de textile était très utilisé dans le Nord du Japon, et ce jusqu’au 20ème siècle. La population rurale l’utilisait massivement car les ressources nécessaires pour confectionner de réels vêtements n’étaient pas présentes. Les japonais ont alors utilisé le boro pour résister au froid de l’hiver.

patchwork boro

Comme ce type de vêtement est issu d’un assemblage entre plusieurs morceaux de tissus différents, il faut signaler qu’il ne suit aucune réelle logique géométrique. Il suit d’ailleurs les saisons car les paysans japonais rajoutaient de nouveaux morceaux plusieurs fois afin que le boro puisse tenir encore plus longtemps. L’usure entraine l’apparition de textiles plus récents de forme rectangulaire dans la plupart des cas.

Dans la région du Tohoku, le climat ne permettait pas la production de coton, qui avec la soie, était réservé aux classes supérieures. Mais lorsque leurs vêtements étaient trop usés et donc jetés, les paysans les récupéraient afin d’assembler leurs pièces textiles et donc créer le patchwork boro.

Plusieurs techniques existaient pour recoudre les morceaux au vêtement de base. Il y avait le sakiori, dans lequel le tissu était déchiré en bandes pour former la trame alors que des fils de chanvre formaient ce que l’on appelle la chaine. La technique du katazome permettait de créer des motifs. Pour cela, il fallait utiliser des pochoirs en papier puis appliquer de la pâte de riz sur le tissu. Une teinture permettait au motif de retrouver la couleur du vêtement d’origine.

Aujourd’hui, le boro patchwork est revenu sur le devant de la scène. Car lui aussi a été mis de côté par les japonais car il leur rappelait la pauvreté. Désormais, les créateurs s’en inspirent pour créer des pièces de qualité, utilisant parfois les techniques anciennement utilisées.
 

La collection de noragis TENSHI™

noragi streetwear tenshi

La boutique TENSHI™ vous propose toute une collection de veste noragi. Comme les anciennes pièces que les japonais créaient, montre à ceux qui t’entourent que tu es un vrai travailleur. Tous les vêtements disponibles sur notre site visent à remettre au goût du jour le noragi, élément indissociable de la mode japonaise.

En étant fidèle aux pièces d’origine, la collection TENSHI™ souhaite rendre hommage à ce vêtement de haute qualité. Tu pourras donc retrouver plusieurs vestes streetwear au design travaillé et agréable. Les manches larges et tombantes sont évidemment présentes.

noragi TENSHI™

Tout d’abord, tu auras des modèles noires classiques. Les vestes noragi techwear Amaji, Ikehara et Arioka offrent la légèreté, le confort et la technicité des pièces techwear. Ceux-ci te permettront finalement d’être en accord avec la sobriété japonaise. Avoir un look élégant tout en profitant d’une certaine liberté de mouvement est possible.

Mais si les modèles techwear ne te branchent pas, TENSHI™ te propose d’autres pièces. Pour celles et ceux qui apprécient les designs travaillés, le modèle Shimoda varie entre deux teintes en proposant un logo peace au dos. Une couleur rose est d’ailleurs disponible pour celles et ceux qui veulent changer du noir.

noragi techwear TENSHI™

Mais TENSHI™ ne s’arrête pas là.

Les vestes noragi streetwear Ando et Sakamoto amèneront une certaine originalité à cette tenue. Le premier reprend le côté veste en jean donnant un look à la fois tendance et décontracté. Le modèle Sakamoto reprend le code de la veste noragi tout en présentant un dégradé entre le gris et le noir. Celle-ci constitue d’ailleurs une bonne alternative au hoodie.